Polynésie rime avec bourgeoisie, et pour cause. Le prix d’une canette de Coca-Cola à Tahiti équivaut au prix d’une nuitée à l’auberge en Bolivie (petit dej inclus). « Le paradis a un prix », dit-on. Malgré tout, il est possible d’y goutter sans totalement se ruiner, même avec un maigre budget de backpackers. Bien sûr, tout est relatif. Nous sommes quand même en Polynésie. Bora Bora, Tahiti et Moorea « à l’arrache »! C’est le défi qu’on s’est lancé. Voici quelques leçons apprises sur le tas qui, on l’espère, réussirons à rendre l’inaccessible accessible, ou au moins envisageable pour certains.

#1 Des vols vers Tahiti à moindre coût

  • On utilise nos miles: Le billet d’avion gruge souvent une bonne partie du budget. La Polynésie française est une destination si éloignée que ça vaut la peine d’utiliser les points, les miles et autre programmes de fidélité qu’on a patiemment accumulés au fil des années.
  • On planifie un circuit fermé avec une alliance aérienne: Il est possible d’acheter des billets tour du pacifique ou tour du monde avec certaines alliances aériennes comme Star Alliance ou One World par exemple. Ces billets sont une combinaisons de vols aller simple avec des compagnies aériennes faisant partie de la même alliance qui permettent de faire plusieurs stops dans un circuit fermé à un prix avantageux. Plusieurs voyageurs choisissent ainsi d’inclure des stops autrement très dispendieux comme l’île de pâques ou la Polynésie française dans le cadre d’un voyage multi-destinations. À titre d’exemple, voici un itinéraire autour du pacifique proposé par Star Alliance.
  • On minimise le nombre d’escales: À partir de l’Amérique du nord, il y a des vols directs entre Los Angeles (USA) et Papeete (Tahiti). Il s’agit donc de se rendre à Los Angeles au moindre coûts. C’est un très gros hub avec très souvent des promos à partir du Canada et des autres villes étasuniennes. À partir de l’Amérique du sud, la seule option est de passer par l’île de Pâque donc faire Santiago (Chili) – île de Pâque (Chili) – Papeete, mais cette option reste très dispendieuse à moins de l’inclure dans un circuit tour du Pacifique ou tour du Monde (voir point précédent). À partir de l’Europe, le circuit le plus rapide et le plus économique est de passer par Paris – Los Angeles – Papeete. Hè oui, pas trop le choix!
  • On choisi bien son timing: Évidemment, mieux vaut acheter un billet en saison basse en s’y prendre longtemps à l’avance. C’est la même règle qui s’applique pour pas mal toutes les destinations.

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#2 Visiter les îles et atolls de la Polynésie française à moindre coût

  • On voyage en bateau: Les ferries sont facilement accessibles. Même pas besoin de réservation. Malheureusement, les ferries ne relient que certaines îles proches comme Tahiti et Moorea, ou Bora et Raiatea. Pour faire de plus longues distances, entre Tahiti et Bora par exemple, le seul transport maritime disponible est le bateau cargo. Les cargos sont les cordons embyllicaux des îles lointaines, transportant toute la marchandise et denrées nécessaires à la survie des populations locales. Ils peuvent transporter également 12 passagers pour un prix modique mais il faut réserver sa place des mois à l’avance, car la priorité est donnée aux agriculteurs et aux locaux avant les touristes. La traversée en cargo entre Tahiti et Bora par exemple se passe durant la nuit et ne coûte que 30$. En plus d’être 10 fois moins cher que l’avion, ça doit être toute une aventure.
  • On s’achète un forfaits multi-îles d’Air Tahiti: Certaines îles et atolls sont seulement accessible par avion. Malheureusement, une seule compagnie aérienne locale, Air Tahiti, monopolise le ciel de l’archipel. Air Tahiti (à ne pas confondre avec Air Tahiti Nui, une autre compagnie qui assure les vols internationaux) opère plusieurs vols qui relient pratiquement toutes les îles et atolls de la Polynésie française. Ils offrent des forfaits qui permettent de visiter plusieures îles avec le même billet à un prix réduit, à condition de faire un circuit fermé. Par exemple, Tahiti, Moorea, Bora-Bora, Raiatea, et retour à Tahiti.
  • On assiste à la foire du tourisme à Papeete: Air Tahiti offrent aussi de bonne réductions durant les foires du tourisme qui sont organisées 2 fois par année à Papeete. Ça vaut la peine de synchroniser son voyage avec ces foires non seulement pour obtenir des réductions sur le prix des billets d’avion inter-îles mais aussi sur les prix des hôtels et des activités sur place.

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#3 Se loger en Polynésie Française à moindre coût

  • On squatte chez des inconnus: Les îles de la Polynésie sont idéales pour faire du couchsurfing en toute sécurité et de rencontrer des gens intéressants, puisqu’il y a une large communauté d’expatriés, de voyageurs et autres personnes de passage installés de façon permanente ou temporaires sur les différentes îles et atolls, et tout aussi ouverts aux nouvelles rencontres. Je vous raconte notre expérience de couchsurfing à Moorea ICI.
  • On privilégie les pensions/farés de familles: Il y a en a sur pratiquement toutes les îles et sont souvent suffisamment petites pour permettre aux voyageurs comme aux hôtes d’avoir une expérience enrichissante, authentique et personnalisée. Les farés sont des bungalows privés qui peuvent être loués en famille ou à plusieurs et sont souvent bien situés en bordure de mer ou en forêt. Mettez vous en groupe pour partager les coûts.
  • On loue directement de l’habitant: Avec des sites de location communautaires comme AirBnB, il est plus facile de trouver des locations court/moyen termes sur les îles. Ça coûte beaucoup moins cher que l’hôtel et on a souvent l’opportunité de partager le logement avec l’habitant, donc de vivre comme un local. Pour en savoir plus sur notre logement chez l’habitant à Bora Bora, c’est par ici.

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#4 Se déplacer en Polynésie Française à moindre coût

  • On négocie tous les transferts avec l’hôtel ou la pension: Vu que les transport en commun sont presque inexistants sur les îles, plusieurs pensions et hôtels offrent des services de transfert, que ce soit du port, de l’aéroport et parfois même pour aller à la plage, au supermarché ou à la banque. Il suffit de négocier avec les concernés au moment de réserver le logement. Par exemple, à Bora, tous nos transferts étaient assurés par l’Ecolodge.
  • On lève le pouce: La plupart des îles à l’exception de Tahiti ont une seule route principale qui longe la côte et fait le tour complet de l’île. Les îles ne sont pas très peuplées et il y reigne une grand esprit d’entraide et de communauté. À Moorea ou à Bora par exemple, les distances ne sont pas très grandes et il est très fréquent de voir les voitures s’arrêter pour embarquer des gens de passages qui lèvent le pouce.
  • On pédale: Les chemins entourants les îles n’ont souvent aucun dénivelés et les distances sont très faisables à vélo. Les vélos sont parfois inclus avec le logement, sinon on peut les louer à la journée.
  • On se loue un scooter: C’est le moyen de transport à moteur le moins cher et vous pouvez être 2 dessus. Le peu de demandes et le peu de compétition rendent la location de voiture très dispendieuse sur les îles.

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Se nourrir à moindre coût:

  • On fait ses emplettes au marché et aux supérettes du coin: Avec de larges sélection de produits, les possibilités sont infinies. Évidemment, privilégiez les produits de la production locales qui en plus d’être moins chers, sont plus frais, et plus délicieux. La plupart des pensions donnent accès à une cuisine toute équipée pour préparer tous ses mets comme à la maison.
  • On essaie les caravanes de rue: Ils servent de la bonne bouffe locale à s’en lécher les doigts souvent installées dans la rue, à côté du marché local ou en bordure de mer.

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Si vous avez des questions plus spécifiques, n’hésitez pas à les poser dans la section commentaires.